LA PROVENCE - Octobre 2011

Le Comoedia à Miramas
Pour ce premier rendez-vous de la saison, c’est un vrai coup de coeur que le public du Jazz-club a eu pour Matthieu Boré, un crooner bien français à la voix suave et posée. Accompagné de ses deux comparses, au saxophone baryton Jean-Marc Labbé et à la contrebasse Stephen Harrison, il a offert une pause musicale pleine de fraîcheur aux notes légères et séduisantes. Il a revisité en ajoutant une note personnelle, le Broadway des années 50, enchaînant les uns après les autres les grands tubes de l’époque, Just a gigolo, Georgia on my mind, Cheek to cheek, It’s a good day... Il y avait comme une petite envie de swinguer au Comoedia avec Putting on the Ritz extrait de son dernier album, “FriZZante”. Les rappels à la fin en disent long. Un savoureux mélange romantique, nostalgique, une belle surprise pour beaucoup. L’incroyable Stephen Harrison a joué dans tous les sens du terme de son instrument, n’hésitant pas à grimper dessus tout en tirant quelques notes. C’était joyeux, ça pétillait, les duos étaient plein de charme. Il y avait ce petit quelque chose qui fait tout oublier avec la qualité et l’élégance en prime.

H.L.


JAZZ HOT - Octobre 2011

Festival Jazz à Maisons-Laffitte
Matthieu Boré est tout aussi éclectique quant aux styles abordés, mais il conserve une plus grande unité de la voix. S’il aborde le gospel, le blues et le rock, il n’hésite pas à aller également vers le swing des années trente avec des thèmes comme « Just a Gigolo » ou « Puttin’ on the Ritz ». Pianiste intéressant, il donne la priorité à la voix. Il possède une palette chaude de crooner, une parfaite diction en anglais et laisse un excellent swing porter sa musique. Bien soutenu par George Wolfaardt à la basse, Marty Vickers à la batterie et l’heureuse présence de Jean-Marc Labbé au saxo baryton, il fait montre d’une belle maîtrise. Des compositions personnelles viennent compléter les standards et montrent un musicien en pleine possession de son expression.

Guy Reynard


JAZZ MAGAZINE - Juillet 2011

Live au Duc des Lombards
Qu'il puise dans le R&B néo-orléanais, chez Hoagy Carmichael ou Lennon/McCartney, Matthieu Boré met en valeur sa musicalité et son empathie. Sa voix travaillée manque parfois de mystère mais convainc par sa souplesse et son drive jusque dans les titres de son cru. Le sax baryton Jean Marc Labbé donne du corps à cet agréable enregistrement public.

PBR


OPENMAG - Mai 2011

Live au Duc des Lombards
La tradition et le groove
Le crooner français baigne dans la musique depuis l'enfance: une formation classique suivie du défilé des goûts successifs, des Beatles à Bob Marley. Puis le choc du swing. Résultat: de jolies mélodies et un balancement d'airain.
De l'arrière grand-père chanteur d'opéra à la grand-mère pianiste, sans oublier les parents, les encouragements ne manquent pas à l'enfant élevé dans l'univers cosmopolite des environs de Genève. Suivront les coups de coeur: "Je suis passé par vingt-cinq musiques différentes", reconnaît le musicien. Enfin, le choc: le jazz des années 20-30. Les clubs parisiens animés par les jazzmen traditionnels ("toujours en forme après 60 ans!") vont convaincre le crooner de choisir de sonner comme le jazz traditionnel, de s'investir dans le swing. Les expériences du Jazz Club Lionel Hampton, du Caveau de la Huchette, du Bilboquet seront déterminantes. Bien sûr, les prestations scéniques resteront influencées par les chauffeurs de scène comme la Mano Negra ou les Stray Cats qui ont séduit l'adolescent. Mais le fond restera dévolu aux rythmes et aux standards des grandes formations des années 30. On retrouve ce groove accentué dans le disque en public enregistré au Duc des Lombards, son premier live. A certains moments, l'ambiance firte avec les salles chaudes des concerts de rhythm'n'blues. A d'autres, de douces ballades adoucissent l'atmosphère. La section ryhmique reste dans la tradition. Cependant, le choix de l'instrument soliste, un saxophone baryton, épaissit le propos et rajoute du grain. L'instrument fait office de guitare. La plupart des morceaux sont issus des deux premiers albums ("The Party", "Satisfy My Soul", "A Little Talk With Thee"). Cepandant l'apport de deux titres de la Nouvelle Orléans élargissent la palette, tout comme "Teddy Bear" d'Elvis Presley, "I Love To See You Smile" de Randy Newman et "I Wanna Be Your Man" des Beatles. Ces derniers titres insufflent une énergie primale et une verve qui font bouillonner le Duc.

Bruno Pfeiffer


TF1 NEWS - Juin 2010

Coup de coeur
Matthieu Boré, Sometimes on my own
Rangez la grosse artillerie des cuivres, oubliez le sourire Ultrabrite et le brushing, mettez en sourdine les (néo-)crooners : place pour une soirée... ou deux... ou plus au filet de voix subtil et à l'élégant toucher de piano de Matthieu Boré. Le chanteur-compositeur ressort en ce début de juin son Sometimes on my own, une lecture intimiste, nonchalante d'une douzaine de classiques du répertoire jazz des années 30 (Cheek to cheek, Georgia, Just a gigolo, etc) auxquels s'ajoute un doublé de compositions personnelles. Avec la clarinette pour principale camarade, cet enregistrement méritait (déjà) une réédition.

David Straus


LA TERRASSE - Avril 2010

Matthieu Boré, crooner à sa façon
On suit avec bonheur le parcours sans égal de cet élégant et discret musicien, à la fois chanteur, pianiste et compositeur. Catalogué « crooner » un peu malgré lui, Matthieu Boré est avant tout un artiste amoureux des chansons américaines des années 30-50 qu’il s’efforce de faire revivre - ou d’utiliser comme exigeant modèle lorsqu’il compose -, avec une subtilité musicale qui n’est pas toujours l’apanage d’autres « crooners » anglo-saxons du moment.

Jean Luc Caradec


LE JOURNAL DE MONTRÉAL - Mars 2010

Matthieu Boré
FRIZZANTE!!
Il est chanteur, pianiste et compositeur. Sa prédilection, le jazz. Mais il préfère une approche plus pop, flirtant avec les idiomes associés tels le blues (Satisfy My Soul) ou un crossover avec la pop dont Jamie Cullum semble être une source d'inspiration on ne peut plus indiquée. Donc, des standards d'Irving Berlin ou de Peggy Lee, de plus récentes de Randy Newman ou à la Randy Newman, livrés avec fraîcheur, humour, concision et exécutés avec compétence par des musiciens de jazz ou très versatiles. Que le tout défrise; non, on ne peut aller jusque-là, mais cela reste une découverte intéressante. Boré possède un talent indéniable (Love Love Love) et il ne manque qu'une réalisation exceptionnelle à son actif.


DERNIÈRE HEURE - Mars 2010

MATTHIEU BORÉ
friZZante!!
Après s'être intéressé à la musique de Fats Domino et au doo-wop, le jeune parisien se risque à recréer musicalement les bastringues de Broadway des années 30. L'instrumentation, précise et soignée, et le timbre superbement désenchanté de Boré ressuscitent avec brio l'ambiance particulière de cette époque postragtime et préswing. Le jeune homme joue d'audace en créant la plupart des chansons, tout en incluant des classiques comme Puttin' on the Ritz (Berlin) et Somebody loves me (Gershwin). Etonnant et divertissant!


COUP DE POUCE - Février 2010

Coup de coeur
... c'est du bon jazz
Une voix à la fois solide et charmante, un piano qui swingue agréablement... Avec Frizzante! de Matthieu Boré, on ne s'ennuie pas une minute. Le jazzman français nous offre ici un album frais et vif comme un matin de printemps qui mêle classiques (Puttin' On The Ritz) et chansons originales. Les harmonies rappellent un peu les Beatles et les pièces sont toutes efficaces.

Nathalie Grandmont


LE SOLEIL - Février 2010

Jazz Vocal
Frizzante!!
Matthieu Boré
Un pied de nez aux Américains. Un chanteur-compositeur français, Matthieu Boré, vient de lancer un disque, véritable pied de nez aux crooners américains et qui pourrait fort bien faire de lui l'homme à battre. Boré, qui est aussi pianiste, est accompagné par un groupe de musiciens français et italiens qui ajoutent la cerise sur le gâteau d'un choix judicieux de succès américains et de compositions qui viennent se fondre tout naturellement avec les reprises des chansons d'époque. Le chanteur a une voix agréable, juste, et son simple filet d'accent n'a rien de distrayant; il est appuyé, lorsque nécessaire, par la chanteuse Suzie Blackstone. Cet album pétillant (frizzante en italien) comporte quelques joyaux comme She -aux intonations très Nouvelle Orléans- et Down in Old Shanghai de Boré. Parmi les reprises, signalons It's a Good Day de Peggy Lee et, un pur délice, Carioca, popularisée par Mel Tormé, chantée avec pour tout accompagnement une géniale performance à la contrebasse et un soupçon de percussions.

Michel Truchon


QUESTIONS DE FEMMES - Février 2010

Matthieu Boré «friZZante!!»
Coup de coeur
On l'avoue: jusqu'ici, on ne connaissait pas Matthieu Boré. Son premier album (sorti en 2007) a beau avoir été bien accueilli, il n'était pas arrivé jusqu'à nous. Une sacrée erreur, en vérité! Car, à l'écoute de ce nouvel opus, friZZante!!, une certitude s'impose: la France a enfin trouvé le crooner qui lui manquait! Pianiste depuis l'âge de 7 ans (il en a bientôt 39), l'artiste est aussi auteur-compositeur. Pour friZZante!!, il nous propose quelques reprises dont celles d'Irving Berlin (Putting on the Ritz), de Peggy Lee (It's a good day), et de Randy Newman (I love to see you smile). Mais c'est vers la poignée de chansons de son cru que bat notre coeur. Comme l'excellent Satisfy my Soul: une chanson pour s'aimer! Il faut absolument découvrir ce bel album. Les Peter Cincotti et autres Michael Bubblé n'ont qu'à bien se tenir!

LE MATIN.CH - Janvier 2010

Pimpant, swingant, le dernier album de Matthieu Boré. Il porte bien son nom, «FriZZante!!» (pétillant) et donne de folles envies de se dérouiller les gambettes. Alternant standards du jazz et compositions personnelles, le chanteur et pianiste nous fait craquer avec un très punchy «Putting on the Ritz». On se calme avec son «She» lascif.


LAUSANNE CITÉES - Janvier 2010

Matthieu Boré
Frizzante!!
A première oreille, un album dans la florissante lignée du revival jazz-vocal qui a tendance à proliférer chez les Anglo-Saxons. Un genre dont divers hexagonaux se sont déjà essayés avec un certain talent, en particulier Arthur H. Ce quatrième disque de Mathieu Boré, pianiste-chanteur français, comporte pas mal de reprises (dont «Putting On The Ritz» d’Irving Berlin, «It’s A Good Day» de Peggy Lee, un aimable «Dream a little dream of me», ou une réjouissante version d’«I Love To See You Smile» de Randy Newman); mais aussi et surtout, des créations personnelles comme «She», «Down In Old Shangaï» ou «Thank You Girl», aux arrangements country-jazz ou blues fusion.

Céline Monay


AVANTAGES - Janvier 2010

Un crooner made in France
3 coeurs
Jamie Cullum et Michael Bublé n'ont qu'à bien se tenir, car, ça y est, nous l'avons notre crooner ! Sans big band ou groupe pop, Matthieu Boré a choisi pour son 4e album un répertoire assez traditionnel, dans lequel piano bastringue et clarinette ont la part belle, faisant déborder chaque note de bonne humeur. Moderne et rétro à la fois.


LE RÉPUBLICAIN LORRAIN - Janvier 2010

Matthieu Boré : il aurait pu être un des petits marquis présents en foule dans la chanson française. Mais le jeune homme a été égratigné par une aiguillle de phono : il se pique de piano bastringue, de clarinette espiègle, de drums à balayette et de contrebasse ronflante. Lorsqu’il emprunte aux standards de Broadway, ses arrangements sont dans cette humeur vintage, primesautière et swinguante. Il arrive aussi qu’il compose lui-même. Alors, le blues apporte une pointe de gravité (Satisfy my soul), et c’est très bien aussi.

Richard Sourgnes


AUFEMININ.COM - Décembre 2009

Matthieu Boré frise le jazz tout en sensualité !
Frizzante… Plutôt grisantes les sonorités de ce titre, comme le reste de l'album éponyme de Matthieu Boré, enregistré en partie avec des musiciens italiens !
Pour son quatrième opus, le jazzman frenchy au charme lunaire satisfait toutes les envies : de l'ultra convenu jazz pour tous avec quelques reprises comme "Dream A Little Dream of me" (oui, oui, la musique du film French Kiss !) ou encore "Puttin on the Ritz" à quelques compositions "boréales", le chanteur pianiste varie les plaisirs.
Ce CD pétillant, plein de bonne humeur et de rythmes dévie parfois du côté du blues ("Satisfy My Soul") et flirte avec le rock ("Love, love, love"), rappelant ainsi les premières amours de l'artiste.
Ce Parisien associe également à certains de ses morceaux quelques instruments plus classiques, tels que le violon ou la flûte traversière ("Thank you girl"), pour ajouter de la fraîcheur à l’ensemble.
Et pour finir de nous ensorceler bien comme il faut, il nous propose un sensuel "Carioca" troublant. Quand sa voix de miel légèrement éraillée ne s’accompagne que de percussions et d’une contrebasse, difficile de résister… Un bémol toutefois : Matthieu Boré pourrait parfaire son accent en anglais!

Chloé Goudenhooft


TÉLÉ POCHE - Novembre 2009

Matthieu Boré
"Frizzante!!"
En cette période de fête, le meilleur album d'un chanteur de jazz est... français! Pendant que Harry Connick JR. se perd avec des reprises indigestes de scies pop à la sauce jazz, Matthieu Boré sort un album épatant. Il s'intitule «Frizzante!!» avec deux «Z» et autant de points d'exclamation et pétille comme un bon champagne. Entre compositions perso et reprises —dont «Putting on the Ritz» popularisé par Fred Astaire ou «I love to see you smile» de Randy Newman— on ne s'ennuie pas un instant.

Nicolas Aguirre


OLÉ! - Novembre 2009

Matthieu Boré - Frizzante ! !
A première oreille, un album dans la florissante lignée du revival jazz-vocal qui prolifère chez les Anglo-Saxons mais heureusement plus du côté Peter Cincotti ou Jamie Cullum que du sirupeux Michael Bublé. Au passage on se rappellera que divers hexagonaux s’étaient déjà essayés au genre avec un certain talent, en particulier Arthur H. Encore pas mal de reprises (dont Putting On The Ritz d’Irving Berlin, It’s A Good Day de Peggy Lee, un aimable Dream a little dream of me, ou une réjouissante version d’I Love To See You Smile de Randy Newman, apte à redonner la banane à un chimpanzé dépressif...) ; mais aussi et surtout, des créations personnelles attachantes (She, Down In Old Shangaï, Thank You Girl...), aux arrangements country-jazz ou blues fusion.Ce quatrième disque du pianiste-chanteur, qui paraissait chargé de références, pourrait bien en devenir une, tant on éprouve au fil des pistes l’envie de tracer une route originale. Dans cette cuvée soignée, on reconnaîtra sans doute la contrebasse groove de Ferruccio Spinetti (Musica Nuda) ; en tout cas la flopée d’instrumentistes présents, attentionnés et sensibles, assure une mise en flacon impeccable pour ce pétillant de fin d’année.

Oscar Néguiol


IMPUDIQUE MAGAZINE - Novembre 2009

Frizzante!! de Matthieu Boré : LE JAZZ !!
Frizzante est le nouvel album de Matthieu Boré, chanteur de jazz mais aussi auteur et compositeur. Que dire de plus que : cet album est parfait ? Matthieu Boré n’a pas seulement des années d’études de piano classique dans ses bagages, il a aussi, et surtout, une voix, sa voix : subtile. Non vraiment, en dire plus serait tomber dans la banalité. Je suis tombée en amour pour cet album de jazz aux couleurs boréennes, c’est tout. Vous pouvez le répéter, je ne m’en cache pas. Vous pouvez surtout vous le procurer si ce n’est pas déjà fait et assister à ses concerts. Et hop !

Cali Rise


PUBLIC - Novembre 2009

Matthieu Boré
Frizzante
Génialissime
Le jazz de ce pianiste chanteur pétri de talent sort du lot. À découvrir d'urgence!


ICI PARIS - Novembre 2009

FriZZante!!
Matthieu Boré
Coup de coeur
Voilà le meilleur album pour lutter contre la crise. Un petit coup de Matthieu Boré et l'on se sent heureux comme un poisson dans l'eau! Puttin' on the Ritz, It's a Good Day, Side by Side, les reprises sont bien choisies et les interprétations faites avec un brio et un plaisir communicatifs. Son jazz est sautillant, rythmé, et sa voix parfaite pour le genre. A se procurer d'urgence!


20 MINUTES - Novembre 2009

Matthieu Boré - Frizzante
Pur produit du jazz à la française, passé par les caves parisiennes puis les casinos et festivals huppés, le pianiste et chanteur sort un quatrième album.Le résultat est frais et enjoué, loin des atmosphères enfumées du jazz à papa.Enregistré en Italie (ceci expliquant peut-être cela) avec l'aide de musiciens du cru, dont l'excellent contrebassiste de Musica Nuda, Ferruccio Spinetti, Frizzante désaltérera les assoiffés de mélodies swing, sans les saoûler.


SUCREPOP - Novembre 2009

Jazz encore, jazz toujours avec Matthieu Boré et son album Frizzante. Là ou Diane Tell opte pour le choix de reprises classieuses uniquement, le Matthieu en question panache ses propres compos avec quelques classiques tel Dream a little dream of me ou I love to see you smile de Randy Newman, preuve d'un bon goût certain. Choisir de faire le crooner là ou Michael Buble ou Harry Connick Jr ont déjà pignon sur rue n'est pas une mince affaire, ce type de musique n'ayant pas spécialement les faveurs du grand public français. Les titres enjoués alternent avec les morceaux plus calmes, ses propres compos ne dénotant pas.Thank you girl qui clôt l'album est même une très chouette ballade. Pour les allergiques au jazz c'est une porte d'entrée, une sorte de petit fils de Charles Trenet, lui reste à chanter en français.


SO JAZZ - Novembre 2009

Matthieu Boré
FriZZante !!
Le titre du disque annonce d'emblée le programme : du jazz pétillant servi sur le mode cabaret. Matthieu Boré promène son joli brin de voix sur un disque ludique qui navigue entre standards, reprises pop et compositions personnelles, et qu'aurait pu commettre une de ces figures de la "nouvelle chanson française". Il en partage les qualités comme les défauts : c'est rafraîchissant, parfois agréable, mais ça se regarde un tantinet le nombril. Votre fille qui ne connaît pas The Mamas & Papas tombera peut-être amoureuse de lui à l'écoute de "Dream A Little Dream Of Me" - il y a par contre moins de chance que vous succombiez. Boré s'en sort bien mieux sur ses propres titres, comme les jolis "She" et "Thank You Girl", ou le bluesy "Satisfy My Soul". Si sa version enjouée de "Putting On The Ritz" n'est pas dénuée de charme, Boré s'aventure sur une reprise de "Carioca" que Mel Tormé, paix à son âme, aura eu la chance de ne pas entendre. Un mousseux à l'arrière-goût d'alcopop.

Michel Danzer


01AUDIO-VIDEO - Octobre 2009

Matthieu Boré - Frizzante
Frizzante est un terme italien signifiant pétillant. Matthieu Boré n'aurait pu trouver meilleur titre pour son quatrième album. D'abord parce que FriZZante!! a été enregistré en Italie avec la complicité de musiciens transalpins (dont le génial contrebassiste de Musica Nuda, Ferruccio Spinetti). Ensuite parce que pétillant, cet album l'est assurément. N'étant pas fan de jazz, loin de là, on peut dire que je n'y connais pas grand chose dans ce genre musical. L'un des seuls jazzmen à m'enthousiasmer est Chet Baker, un peu faible comme références... Et bien, Matthieu Boré a su faire vibrer la bonne corde et son FriZZante!! est tout à fait séduisant.
Alternant standards du jazz choisis avec soin et compositions personnelles, Matthieu Boré laisse libre cours à son inspiration, nous offrant ici un punchy "Puttin on the Ritz" propre à vous filer la banane pour la journée, là un "I Love To See You Smile" tout simple dans sa version dépouillée piano/voix, ailleurs encore un "Carioca" d'une sensualité inouïe... Et quand "Somebody Loves Me" ou "Dream a Little Dream of Me" ont des accents qui résonnent du côté des "Embraceable You", "I Fall In Love To Easily" et autre "The Night We Called It A Day" de Chet Baker, on ne peut qu'applaudir... Sur toutes ces reprises, Matthieu Boré se révèle brillant interprète et excellent chanteur. Quant à ses propres compositions, elles n'ont guère à rougir de la comparaison. Il n'y qu'à écouter "She", lascif à souhait avec son saxo sensuel, "Satisfy My Soul" carrément voluptueux ou le délicat "Thank You Girl" qui referme en beauté l'album pour s'en convaincre. Une excellente découverte à conseiller à tous ceux qui s'imaginent allergiques au jazz...


CHRONIQUE MUSICALE - Octobre 2009

It’s a Good Day - Matthieu Boré
Coup de cœur
C’est un vrai plaisir de vous présenter aujourd’hui Matthieu Boré chanteur de jazz (enfin on en tient un!) français (sortons les cococricos). Spécimen bien trop rare à mon gout, profitons-en donc pleinement. It’s a Good Day, reprise de Peggy Lee, est un véritable concentré de bonne humeur, de soleil, de gaité et d’optimisme. Un piano aux notes légères, une clarinette gazouillante de bonheur, une voix posée et infiniment suave, rien de tel pour aborder la vie du bon pied. A noter que l’ensemble de l’album (son 4ème tout de même) est tout aussi pétillant!! et d’une grande fraicheur.


LE JOURNAL DU DIMANCHE - Octobre 2009

FriZZante !!
Trois étoiles
(...) Dans un style moins sirupeux et nettement plus digeste, on préfère de loin découvrir le timbre agile et le swing galopin du Français Matthieu Boré, qui sort son séduisant troisième album mixant compositions convaincantes et reprises finement choisies (Puttin' on the Ritz, It's a good day). Une acoustique endiablée et une voix véloce à découvrir.

Alexis Campion


HOMME DELUXE - Octobre 2009

Matthieu Boré
Laissons Jamie Cullum à ses groupies, Michael Bublé aux frasques sinatresques et braquons les projecteurs sur l'actualité d'un authentique performer.Pour son troisième opus, le Français s'éloigne du jazz contemporain, en reprenant des standards de Peggy Lee ("It's a good day"), Gershwin ou encore le swinguant "Somebody loves me".De cette atmosphère aussi légère et rafraîchissante qu'une cuvée Roederer, émergent les excellentes compos du vocaliste, dont un blues extatique, guidé par le guitariste Manu Galvin.


LA MARSEILLAISE - Octobre 2009

Matthieu Boré
Piano voix
Les standards? Boré adore et se prend toujours le chou pour en faire non pas une "relecture" mais les inscrire dans son univers pianistique et à sa voix dans laquelle le velours n'est jamais loin de la gouaille. Qu'il s'empare d'un classique et voici le feutré piano bar en passe de se transformer en beuglant au détour d'un pont harmonique. Toujours (mais qui s'en plaindrait) en compagnie de Suzie Blackstone, il nous livre d'espiègles duos (Side by side, Dream a little dream of me), transforme Putting on the ritz en terrain ludique et fait du minimal avec la carioca. Lorsqu'il nous livre ses compos persos, Boré n'hésite pas à plonger dans le pur blues (She) les échos de la country (Down in Old Shanghai) et lorgne vers Lennon/McCartney avec intelligence (Thank you girl).Réjouissant.


PARU VENDU - Octobre 2009

Matthieu Boré, Frizzante !!
Coup de coeur
Une voix sincère, tout aussi précise que subtile, empreinte d'une forte personnalité.Un style aussi divers que maîtrisé Jazz Pop Swing, récent ou non.Il faut dire que Matthieu Boré n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'il compte à son actif déjà 3 opus, Fats Domino's true spirit en 2001, Doo-wop en 2003 et Sometimes on my own en 2007.Son nouvel album, au titre évocateur Frizzante !! (pétillant en italien, où Matthieu a enregistré son disque), indique combien celui ci est enflammé.Tout aussi bien drôle (Carioca du film La cité de la peur), que tendre (Dream a little dream of me) et parfois rock (Love love love), cet album tantôt de reprise, tantôt de création originale respire le swing à plein nez.Ce petit gars de 28 ans qui ne paye pas de mine (comme tous ces crooners au physique parfaitement lissé) a bel et bien trouvé sa place au sein de la nouvelle génération de chanteurs de Jazz.

Brice Michelini


CULTURE JAZZ - Octobre 2009

Matthieu BORÉ : "Frizzante !"
Ce n’est pas vraiment ce que l’on préfère, ce jazz à la pétulance historique qui nous rappelle une époque lointaine. Ceci étant, tout est en place, le line up est impeccable et le mélange entre compositions originales et reprises est savant. Matthieu Boré occupe une place que personne ne lui conteste, mais on peine à accrocher, ce qui n’engage que nous. Un disque pour les inconditionnels du genre crooner.

Yves Dorison


LE MOST- Octobre 2009

Ceux qui pensaient que le jazz ne pouvait pas swinguer vont être étonnés.
Le nouvel album de Matthieu Boré dans les bacs le 22 octobre 2009, « FriZZante !! », est un agréable mélange entre musique classique, jazz et swing !
Un cocktail réussi qui emporte dans l’univers d’un artiste déjà bien accompli. Matthieu Boré, né le 29 juin 1971, est chanteur, pianiste et compositeur. Musicien depuis l’âge de 7 ans, il sort en 2001 un disque consacré à Fats Domino et un deuxième opus en 2003 « Doo-wop ». Il offre en 2007 un album plus intimiste « Sometimes on my own ». Il signe aujourd’hui son 4ème album avec le label Bonsaï Music : « FriZZante !! ».
D’emblée, le titre immerge dans un univers pêchu et entraînant. Tour à tour, cadencé puis romantique, rythmé puis mélancolique, une petite ballade de 13 titres dans l’univers d’un crooner moderne. Matthieu Boré, c’est un inexplicable mélange entre Danny Brillant et Frank Sinatra. Au fil de chansons, on est transportés dans les années 50 des Etats-Unis, avec une petite touche « frenchy » qui fait toute la différence.
Il alterne des reprises et des compositions, accompagné de musiciens de talents comme Ferruccio Spinetti (contrebasse), Francesco Petreni (Batterie et percussions) et le Gnu Quartet. D’autres musiciens français participent également au projet : Guy Bonne, Dominique Verhnes, Suzie Blackstone ou encore Manu Galvin. Un panel d’instruments et de talents.
Le Most : Une petite ballade mélancolique au cœur de Shanghai avec Down in Old Shanghai. Une rencontre, un coup de cœur, un petit bijou !
Dès le réveil, sur son canapé un dimanche pluvieux ou en voiture, « FriZZante !! » s’écoute sans modération.

Delphine Ameline


ZICAZINE - Octobre 2009

Ce chanteur, pianiste et compositeur parisien n’a pas encore la quarantaine mais il a déjà derrière lui une riche carrière de jazzman qu’il a entretenu en jouant dans des lieux prestigieux comme le Caveau de la Huchette ou le Jazz Club Lionel Hampton mais aussi en sortant des albums dont le premier était consacré à Fats Domino alors que le deuxième était plus largement orienté sur le rhythm’n’blues des années cinquante. Salué sur les grands festivals, Matthieu Boré s’offrira ensuite un album plus intimiste, « Sometimes On My Own », avant de rejoindre le label Bonsaï Music en 2009 pour y enregistrer un nouvel opus, « FriZZante!! », dans lequel il mélange les standards du jazz à ses propres compositions en donnant à l’ensemble un côté plein de swing qui n’en finit plus de pétiller. Enregistré en Italie avec des musiciens du crû mais aussi avec des invités Français comme Dominique Vernhes au sax et au piano ou Manu Galvin à la guitare, l’album est un véritable moment de bonheur !
Si le jazz vocal a au moins autant de détracteurs que d’amateurs, celui que nous propose Matthieu Boré a tellement de délicatesse et de modernisme qu’il risque fort de faire passer une bonne partie de la première catégorie dans la seconde, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire en plus. On se laisse séduire par une relecture magistrale des grands classiques comme « It’s A Good Day », « Dream A Little Dream Of Me », « Side By Side » ou encore « Carioca » mais on se surprend également à suivre avec autant de plaisir des titres personnels comme « She », « Satisfy My Soul » et enfin « Down In Old Shanghai » écrit en compagnie de Suzie Blackstone qui donne la réplique à un Matthieu Boré bourré de finesse et d’élégance. D’un piano ragtime à une contrebasse pleine de sensualité, d’une voix délicatement feutrée à des cuivres pleins de sensibilité, d’un jazz classieux à un swing plus déluré, Matthieu Boré nous fait faire le grand tour de ses aspirations du moment et le fait avec tellement de talent mais aussi de naturel que l’on est bien forcé de se laisser prendre au jeu. Une belle sortie programmée pour le 22 octobre qui donnera lieu à un passage très mérité sur la scène de L’Olympia fin novembre dans le cadre d’une soirée « You And The Night And The Music » concoctée TSF …

Fred Delforge


FEMINA - Octobre 2009

Pourquoi on aime: Parce que le quatrième disque du talentueux français pourrait être la BO de "When Harry met Sally" tellement c'est joyeux, jazzy et anti spleen.Et parce que l'album, qui s'appelle FriZZante!! ("pétillant" en italien, où Matthieu a enregistré son disque) ne peut pas porter de nom plus adéquat. A adopter!

Cyril Cournoyer


SORTIZ - Octobre 2009

Les Harry Connick Jr., Michael Bublé et Josh Groban n’ont qu’à bien se tenir et à assurer leurs arrières, la concurrence (pour ne pas dire la relève), aussi diverse et variée mais aussi rude et intempestive soit-elle, arrive à grands pas ! En effet, le monde du show-business voit débouler une nouvelle génération de jeunes chanteurs, sopranos, barytons ou autres (les Ten tenors, Il Divo), avec des timbres de voix souvent aussi superbes que puissants, à faire languir, à ensorceler ou bien tout simplement à faire tomber les filles, comme ceux d’artistes des années 50 et 60, style Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Junior et consorts.
Voici que débarque non pas l’un de ces crooners américains au talent fou, au physique avantageux, au charisme incontestable et à la voix chaude, mais plutôt un jeune chanteur, pianiste et compositeur français plutôt débonnaire, à l’allure passe-partout et à l’esprit décontractée, d’autant plus qu’il reprend quelques morceaux qui swinguent bien connus, dont certains standards de jazz, d’une façon assez moderne, tout en gardant néanmoins l’atmosphère classique de l’époque, à la fois rigoureuse, sincère et subtile. Matthieu Boré ne semble pas vouloir s’embarrasser de conventions ni de règles bien précises anciennes, lorsqu’il aborde une bonne douzaine de titres composés à la fois d’œuvres préexistantes savamment recherchées (notamment le sautillant Putting on the Ritz d’Irvin Berlin ; l’enlevé It’s a good day de Peggy Lee ; I love to see you smile de Randy Newman au piano seul très New-Orléans ; le langoureux Somebody Loves me de George Gershwin), et d’autres originales de son cru (She plutôt mélancolique ; Satisfy my soul assez lancinant ; le sentimental Down in Old Shangaï en duo, et le virevoltant Thank you girl aux arrangements violoneux).
L’homme n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il a déjà à son actif 3 opus un peu dans la même veine, l’un consacré à Fats Domino sorti en 2001, l’autre intitulé Doo-wop en 2003 et le dernier, Sometimes on my own, beaucoup plus personnel, voire intimiste que les précédents, inspiré d’univers musicaux particuliers et dont on retrouve d’ailleurs ici quelques prestigieux auteurs (Berlin et Gershwin). Fort est de constater que Matthieu Boré préfère de beaucoup l’ambiance nostalgique pétillante à celle quelque peu sclérosée de certaines interprétations d’antan, même si le côté chanson mélodieuse d’un autre temps ressort inévitablement. Quoi qu’il en soit, ça respire le swing à plein nez, tour à tour cadencé et nonchalant, dynamique et tristounet, parfois drôle (l’espiègle I love to singa ; l’exotique Carioca chanté dans le film des Nuls, La cité de la peur), parfois doux (le tube Dream a little dream of me à 2 voix avec Suzie Blackstone), et parfois rock (l’endiablé Love love love dans une version jazz légèrement bastringue).
Avec un tel bagage de genres musicaux aussi divers que le jazz, la pop et le swing, qu’ils soient d’ailleurs récents ou non, Matthieu Boré ne pouvait que nous impressionner avec entre autre une remarquable interprétation toute en nuance et un joli filet de voix, plein de fraîcheur, de sensibilité et d’émotion. Comme quoi, on peut encore faire jeune avec du vieux ! Bref, ce garçon de 28 ans pourrait bien créé une belle surprise lors de son concert au Sunset à Paris, le 20 octobre prochain. Dany Brillant, ton heure a sans aucun doute sonné…..
P.S. : La seule question maintenant qu’on est en droit de se poser, c’est de savoir s’il pourra réussir l’exploit de sensibiliser le public français qui n’a pas toujours l’oreille préparée à ce style musical tout de même très connoté US!

C.LB